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Congrès Fegafoot : Ndoumbou tire à boulets rouges sur Mounguengui et sa parodie d’élection du 18 avril

Congrès Fegafoot : Ndoumbou tire à boulets rouges sur Mounguengui et sa parodie d’élection du 18 avril
Congrès Fegafoot : Ndoumbou tire à boulets rouges sur Mounguengui et sa parodie d’élection du 18 avril © 2026 D.R./Info241

L’heure n’est plus à la diplomatie pour l’ancien président du comité de normalisation de la Fédération gabonaise de football (Fégafoot). Depuis la Chine où il séjourne actuellement, Dieudonné Ndoumbou a accordé un entretien au vitriol à l’Agence gabonaise de presse (AGP) ce samedi 21 mars. S’il a balayé l’ensemble de l’actualité sportive nationale, son intervention s’est transformée en un réquisitoire implacable contre la gestion de l’actuel président fédéral, Pierre Alain Mounguengui, et contre l’organisation très controversée du prochain congrès électif prévu le 18 avril.

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Pour l’ancien dirigeant, qui a officié d’avril 2013 à mars 2024 à la tête du comité de normalisation, le règne de l’équipe dirigeante actuelle s’apparente à un naufrage continu. Jugeant sévèrement les douze années passées par Pierre Alain Mounguengui à la tête de l’institution, il n’hésite pas à qualifier ses membres de « dirigeants bricoleurs ou plutôt préoccupés par l’argent du football que par le football lui-même ». Une charge frontale qui met en exergue les échecs sportifs répétés des différentes sélections nationales sur la scène continentale.

 Un bilan fustigé et une formation laissée à l’abandon

Le réquisitoire de Dieudonné Ndoumbou se fait particulièrement cinglant lorsqu’il aborde la question de la formation et du football amateur, secteurs qu’il estime totalement sacrifiés. Il pointe du doigt une gestion financière qu’il juge paradoxale et inefficace. « Comment comprendre qu’avec 5 ou 10 fois plus de moyens financiers que Placide Engandzas ou Léon Ababe, le groupe Mounguengui ne puisse innover surtout dans le domaine du football des jeunes ? », s’interroge-t-il, rappelant avec amertume que la dernière qualification d’une équipe de jeunes remonte à la Coupe d’Afrique des nations des moins de 19 ans en 2013.

Les prinicpaux griefs de Dieudonné Ndoumbou au bureau de Mounguengui :

Sujet Grief formulé contre le bureau sortant Propos de l’entretien
Gouvernance et finances Amateurisme et gestion orientée vers le profit plutôt que vers le sport. « Nous avons affaire à des dirigeants bricoleurs ou plutôt préoccupés par l’argent du football que par le football lui-même. »
Politique sportive Abandon de la formation et faillite des équipes de jeunes malgré des budgets en hausse. « Comment comprendre qu’avec 5 ou 10 fois plus de moyens financiers que Placide Engandzas ou Léon Ababe, le groupe Mounguengui ne puisse innover surtout dans le domaine du football des jeunes ? »
Longévité au pouvoir Volonté manifeste de confisquer la présidence en dépit d’un bilan jugé très négatif. « Tout est réuni pour perpétuer le règne d’un président qui depuis 2014 a prouvé ses limites avec les nombreux échecs. »
Processus électoral Modification inopportune et verrouillage du code électoral à l’approche du congrès. « Dans la modification du code électoral moins d’un an avant le congrès électif, ils ont introduit le système de parrainage. »
Équité du scrutin Monopolisation déloyale des parrainages requis pour bloquer toute candidature adverse. « Sur tous les parrainages possibles, ils en ont coopté la quasi-totalité. Ne donnant ainsi aucune possibilité aux autres candidatures de regrouper 7 parrainages. »
Légitimité Contestation globale et frontale de la validité des scrutins organisés par l’institution. « Toutes les élections organisées par cette fédération sont des forfaitures. »

Cette faillite sportive globale est, selon lui, le résultat d’un système qui refuse de se remettre en question. À l’approche de l’échéance capitale du 18 avril pour le renouvellement du comité exécutif de la Fégafoot, Dieudonné Ndoumbou se montre d’un pessimisme assumé quant à la transparence du scrutin. « Tout est réuni pour perpétuer le règne d’un président qui depuis 2014 a prouvé ses limites avec les nombreux échecs », assène-t-il, dénonçant une machination statutaire savamment orchestrée par le bureau sortant pour se maintenir aux affaires.

 Le verrouillage électoral du 18 avril dénoncé

Le cœur de la supercherie dénoncée réside dans la modification opportune du code électoral, opérée moins d’un an avant la tenue du congrès, et l’introduction du très restrictif système de parrainage. Pour espérer briguer la présidence, chaque candidat doit désormais recueillir l’aval de sept membres du congrès. Une condition quasi impossible à remplir pour l’opposition, affirme l’ancien arbitre international : « Sur tous les parrainages possibles, ils en ont coopté la quasi-totalité. Ne donnant ainsi aucune possibilité aux autres candidatures de regrouper 7 parrainages. Vous pouvez deviner la suite. Aucune autre candidature ne sera validée et il sera le candidat unique. »

Face à ce qu’il qualifie ouvertement de « parodie d’élection » et de « forfaiture », Dieudonné Ndoumbou appelle les 3 autres prétendants à ne pas baisser les bras et à épuiser toutes les voies de recours juridiques, y compris devant le Tribunal arbitral du sport, pour faire annuler ce processus vicié. Quant à lui, il annonce son retrait définitif des instances pour se ressourcer au pays de Wongo, loin des « crocodiles » qui gravitent autour de la manne financière du sport roi. Dans un Gabon qui n’est plus en transition et qui aspire à une gouvernance irréprochable, l’ancien homme fort du football national espère voir cette exigence de probité s’appliquer enfin à la première fédération sportive du pays.

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