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Hommage : l’orchestre Massako ressuscite le mythe Mackjoss lors d’un concert magistral à l’IFG

Hommage : l’orchestre Massako ressuscite le mythe Mackjoss lors d’un concert magistral à l’IFG
Hommage : l’orchestre Massako ressuscite le mythe Mackjoss lors d’un concert magistral à l’IFG © 2026 D.R./Info241

Les murs de l’Institut français du Gabon (IFG) de Libreville ont vibré ce vendredi soir au rythme d’un hommage appuyé au « Baobab » de la musique gabonaise. L’emblématique orchestre Massako y a en effet offert un concert magistral en l’honneur de son défunt leader, Jean-Christian Mackaya ma Mboumba, plus connu sur son nom de scène Mackjoss et disparu en 2018. Une soirée de célébration qui a permis de ressusciter sur scène les mélodies d’une figure tutélaire de la musique gabonaise.

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Loin d’une simple exécution technique, les musiciens ont revisité les œuvres phares de l’artiste avec une fougue intacte. Selon les organisateurs de cet événement culturel majeur, cette démarche s’inscrit dans une volonté profonde de transmission et de réappropriation d’un patrimoine artistique inestimable, afin que les chefs-d’œuvre du passé continuent de résonner auprès des nouvelles générations.

 Une charge émotionnelle intense pour les héritiers

Le public, venu nombreux communier avec les artistes, comptait dans ses rangs plusieurs membres de la famille du défunt prodige. L’émotion était palpable dans les travées de l’IFG, notamment pour Brake Mackaya, le fils de l’illustre chanteur, visiblement bouleversé par la justesse de l’hommage rendu à son géniteur. « Ce soir, j’ai retrouvé une part de mon père. Revivre ces moments a été un honneur », a-t-il confié à l’issue de la représentation.

L’affiche de ce concert

Sur scène, l’intensité du moment a également submergé les musiciens historiques. Oke Ela, alias Petit Jean, l’actuel chef d’orchestre qui a longtemps évolué dans l’ombre du maître, n’a pas caché son bouleversement face à la ferveur de la salle. « En jouant, les larmes sont montées. J’ai revu l’homme qu’était Mackjoss et les années passées à ses côtés », a témoigné le musicien, la voix encore chargée de souvenirs.

 Le parcours exceptionnel du « baobab » de la musique gabonaise

Né le 20 juin 1946 à Mimongo, dans la province de la Ngounié, le jeune Mackjoss a très tôt tourné le dos aux études classiques pour embrasser une carrière artistique prolifique. Avant de devenir l’âme dirigeante de l’orchestre Massako, il a affûté son talent au sein de plusieurs formations locales emblématiques des années soixante, à l’instar des Negro Tropicales, de Mélo-Gabon ou encore des Afro Stars. Ses œuvres, mêlant rythmes tradi-modernes et chroniques sociales de la société gabonaise, l’ont rapidement imposé comme une voix incontournable de son époque.

Surnommé avec déférence « le baobab de la musique gabonaise », l’artiste, qui portait par ailleurs le grade de capitaine au sein de l’administration militaire à laquelle son orchestre était rattaché, a marqué de son empreinte plusieurs décennies. Disparu le 18 avril 2018 à l’âge de 71 ans, Mackjoss laisse derrière lui une trace indélébile et une authentique dynastie artistique. Une fibre musicale précieusement perpétuée aujourd’hui par ses enfants, qu’il s’agisse de Brake Mackaya ou de sa fille Janice Aurore, incontournable sur la scène contemporaine sous le pseudonyme de « Créol ».

 L’ambition d’une reconquête de la scène internationale

Galvanisé par ce succès populaire et critique à l’IFG, l’orchestre ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Après avoir chaleureusement remercié l’institution pour son soutien logistique, le chef de file de la formation musicale a dévoilé des ambitions qui dépassent largement les frontières nationales. L’objectif est désormais clair : propulser cet héritage à l’international avec le projet d’une grande tournée en France et en Europe à l’horizon 2027.

 

Cette volonté de reconquête résonne comme un retour aux sources pour une formation qui a écrit les plus belles pages de la culture du pays. En tant que fondateur de ce groupe mythique, Mackjoss avait su hisser Massako au rang d’orchestre national de référence entre 1978 et 1986. Durant cette époque dorée, le groupe a enchaîné les succès retentissants, faisant rayonner la musique gabonaise sur l’ensemble du continent africain.

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