Littérature : Edgard Mbina Mboumba présente « Moi, Mbina », une ode poignante à la résilience
La salle des réunions de la mairie du 1er arrondissement de la commune de Port-Gentil a servi de cadre ce vendredi 27 mars à la présentation officielle du livre Moi, Mbina . Ce premier ouvrage de l’écrivain gabonais Edgard Mbina Mboumba, qui signe sous le pseudonyme de Nzim’a Hech, est un recueil introspectif retraçant les heures sombres de sa jeunesse, profondément marquées par l’abandon parental.
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Composé de cinquante-sept pages et structuré en dix-neuf sous-thèmes tels que Trop de choses , Seul , Espoir , L’effaceur ou encore Résilience , l’ouvrage plonge le lecteur dans le parcours tourmenté d’un homme en quête d’identité et de rédemption. Marqué par la solitude et le rejet familial, l’auteur y exprime à cœur ouvert ses douleurs, ses ressentiments, mais surtout ses espoirs de renouveau spirituel.
L’écriture comme thérapie face aux traumatismes
« C’est un message d’espoir que je lance dans ce roman afin de garder foi en soi-même, et avoir cette envie de rebondir même quand c’est difficile. Cet espoir naît d’abord de la difficulté vécue, mon enfance qui m’a amené aux soins de ma grand-mère, des périodes délicates où j’ai dû faire face à des situations qui ont impacté mon physique », a expliqué Edgard Mbina Mboumba lors de cet échange avec la presse locale.

L’écriture s’est ainsi imposée à l’auteur comme une véritable catharsis pour affronter son passé. En transformant les blessures de la vie en une force créatrice, il a su se forger une voix poétique lucide. « La principale raison m’ayant permis d’écrire ce livre, c’était d’exorciser les démons internes. C’est-à-dire les pensées qui me rongeaient à tout moment. Je procrastinais au lieu d’aller de l’avant avec des pensées positives. Aujourd’hui je me sens libéré, j’ai ce poids qui a disparu de ma tête », a-t-il avoué, avant de souligner : « Dans ma vie j’ai fait face à des situations qui m’ont amené à relever des défis qui ont menacé mon existence. Malgré ça j’ai su rebondir afin d’aller de l’avant. »
Une résonance universelle et contemporaine
Au-delà de la stricte confession autobiographique, Moi, Mbina s’impose comme une œuvre singulière, profondément ancrée dans les réalités socioculturelles actuelles. Le personnage principal incarne cette jeunesse africaine en quête de repères, sans cesse tiraillée entre le poids des traditions ancestrales et l’influence croissante de la modernité. À travers une narration fluide, le lecteur est invité à suivre les questionnements intimes du protagoniste sur sa place dans la société et sa vision de l’avenir.

Le récit dépasse de fait l’expérience individuelle pour aborder avec finesse des problématiques collectives telles que la transmission des valeurs, les conflits générationnels, les inégalités sociales ou encore l’impact de l’urbanisation. En conjuguant tradition orale et narration contemporaine, Edgard Mbina Mboumba livre une œuvre engagée et accessible. Un témoignage vivant qui invite les jeunes générations à une réflexion profonde sur leur identité et leur responsabilité dans la construction de la société de demain.
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