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Suspension des réseaux sociaux
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Suspension des réseaux sociaux : Le patron de la HAC tacle la « minorité bruyante » ayant saisi la justice

Suspension des réseaux sociaux : Le patron de la HAC tacle la « minorité bruyante » ayant saisi la justice
Suspension des réseaux sociaux : Le patron de la HAC tacle la « minorité bruyante » ayant saisi la justice © 2026 D.R./Info241

La Haute autorité de la communication (HAC) continue d’assurer le service après-suspension des réseaux sociaux au Gabon. Dans une très courte entrevue accordée ce lundi 16 mars à nos confrères de L’Union, le président de l’institution, Germain Ngoyo Moussavou, a décidé de répondre frontalement aux attaques judiciaires visant à faire annuler la suspension de certains réseaux sociaux. Face aux deux saisines distinctes déposées pour faire annuler cette mesure restrictive prise le 17 février, le patron de l’organe régulateur assume pleinement ses choix.

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Loin de céder à la panique face à la fronde d’une partie de la société civile et de la classe politique gabonaise, le gendarme en chef des médias et finalement des réseaux sociaux affiche une sérénité inébranlable. Avant d’entrer dans le vif du sujet judiciaire, il a tenu à balayer le narratif d’un black-out total, rappelant avec insistance que la connexion internet globale au Gabon continue de fonctionner normalement sur l’ensemble du territoire national pour les autres usages.

Une simple erreur d’aiguillage devant les juges

Interrogé sur la décision de la Cour constitutionnelle, qui a rejeté le mercredi 11 mars la requête en annulation introduite par un groupe de 4 citoyens, Germain Ngoyo Moussavou a d’abord joué la carte de l’apaisement républicain. « Il faut relever que les compatriotes qui ont saisi la Cour constitutionnelle étaient dans leur droit. Ce n’est pas nous, à la HAC, qui allons développer des principes démocratiques contraires », a-t-il déclaré, prenant officiellement acte de ce verdict qui a jeté dans les cordes les quatre plaignants après plus de 2 semaines d’attente.

Cependant, l’homme fort de la communication et de la toile gabonaises n’y voit pas pour autant une victoire sur le fond. Avec un sens aigu de la formule, il a livré sa propre interprétation, très pragmatique, de l’arrêt rendu par les hauts magistrats. « La Cour constitutionnelle n’a fermé aucune porte, elle a juste dit que les plaignants s’étaient trompés de porte », a-t-il ironisé, soulignant ainsi que l’incompétence de cette juridiction spécifique ne validait pas la plainte initiale.

Une passe d’armes avec Alain-Claude Bilie-By-Nze

Le ton est devenu nettement plus incisif au moment d’aborder la seconde procédure, intentée cette fois devant le tribunal de Libreville par l’ancien Premier ministre Alain-Claude Bilie-By-Nze et son parti Ensemble pour le Gabon. S’il assure s’abstenir de tout commentaire direct pour laisser la justice faire son travail, le président de la HAC a âprement défendu la légalité de son action, affirmant avoir pris cette décision « conformément à la loi qui encadre son fonctionnement et ses missions, n’en déplaise à celui qui a porté plainte ».

La charge contre l’ancien chef du gouvernement s’est ensuite voulue frontale, le reléguant au simple rang de « porte-parole de la minorité bruyante ». Droit dans ses bottes, Germain Ngoyo Moussavou oppose à ses détracteurs le soutien d’une « majorité silencieuse » qu’il juge plus responsable. Pour lui, cette majorité comprend parfaitement que la censure temporaire était une mesure « salutaire pour prendre le temps d’encadrer juridiquement l’usage des réseaux sociaux », empêchant ainsi ces espaces virtuels de demeurer le « terreau de dangers ambulants ».

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