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Crise

Boissons Sobraga : l’Agasa dément toute crise sanitaire et dénonce une querelle commerciale

Boissons Sobraga : l’Agasa dément toute crise sanitaire et dénonce une querelle commerciale
Boissons Sobraga : l’Agasa dément toute crise sanitaire et dénonce une querelle commerciale © 2026 D.R./Info241

Face à l’agitation grandissante sur les réseaux sociaux, l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (Agasa) est finalement sortie de son silence ce mardi 23 juin. L’institution étatique a tenu à clarifier une affaire remontant à 2024, relative à l’exportation vers la France de plusieurs lots de boissons produites par la Société des brasseries du Gabon (Sobraga). L’organisme dément catégoriquement tout problème d’insécurité alimentaire et pointe du doigt un simple litige douanier et réglementaire.

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Au cœur de cette polémique ravivée ces derniers jours se trouve une cargaison importée sur le territoire français par Eyang Noutchet Marcelle. Selon les précisions apportées par l’agence, ce dossier est loin d’être nouveau et a déjà fait l’objet d’investigations minutieuses menées entre septembre 2024 et mars 2025. Les conclusions de ces enquêtes, basées sur les rapports des services compétents français et des laboratoires partenaires, avaient d’ailleurs été officiellement remises à la plaignante le 21 mars 2025 par le directeur général de l’Agasa.

 Des non-conformités purement réglementaires et douanières

Les résultats de ces expertises ont mis en évidence quatre constats majeurs qui expliquent le blocage des produits en Europe. Les autorités reconnaissent que certaines gammes de la Sobraga, à l’instar des marques Zombies, Banana Mama et Gin Tonic, affichaient des teneurs pour certains composants dépassant les seuils stricts autorisés au sein de l’Union européenne. La boisson Sombreros, quant à elle, n’était pas concernée par ces restrictions.

Le communiqué de l’Agasa

Le problème s’étendait également à des questions de traçabilité et de fiscalité. Les bouteilles de Kit Regab et de Racines se sont heurtées aux exigences françaises car elles étaient dépourvues de numéros de lot. Par ailleurs, les boissons Whisky Cola, soumises à un régime fiscal particulier dans l’Hexagone, auraient fait l’objet d’irrégularités lors de leur déclaration auprès des services douaniers français, compliquant davantage cette opération d’exportation.

 Le strict respect des normes du Codex Alimentarius

Malgré ces blocages en Europe, l’Agasa se veut formelle : les produits incriminés ne représentent aucun danger pour la santé publique. Les rapports techniques confirment en effet que ces boissons respectent scrupuleusement les normes du Codex Alimentarius. Élaboré conjointement par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), ce référentiel international est celui actuellement en vigueur au Gabon. Les rejets observés en France s’expliquent donc uniquement par des différences d’appréciation entre les législations européenne et gabonaise.

L’institution sanitaire estime par conséquent que ce tapage médiatique relève d’un différend strictement privé. Fustigeant la tentative de transformer « une opération commerciale qui a mal tourné » en un scandale sanitaire virtuel, l’agence appelle la population à ne pas céder à la psychose. Le Gabon n’est plus en transition, et l’exécutif entend faire preuve de la plus grande rigueur ; l’Agasa réaffirme ainsi son engagement inébranlable à veiller sur la sécurité des denrées alimentaires consommées sur le marché national.

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