EXCLUSIF : « La France continue de suivre avec attention la situation au Gabon », selon Le Drian
Plus d’un mois après la question écrite au parlement français du député Jean Luc Melenchon sur la situation politique au Gabon depuis la réélection controversée d’Ali Bongo, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a tenté de clarifier la position de la France sur ce dossier épineux. La France, a t-il déclaré, serait sur la même longueur d’onde que l’Union européenne notamment sur les violences post-électorales imputées au régime d’Ali Bongo et sur la nécessité de « {l’organisation d’une enquête indépendante portant sur ces faits} ». Motus et bouche cousue sur la victoire constestée d’Ali Bongo.
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Interrogé le 3 octobre dernier par le député des Bouches-du-Rhône et patron de la France insoumise, le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, a dans sa réponse au parlementaire hier, éludé habillement l’épineuse question de la réélection controversée d’Ali Bongo en préférant ne commenter que les questions des droits de l’Homme et des violences post-électorales.
{Le corps d’une des victimes par balle durant les violences post-électorales d’août-septembre 2016 à Libreville}
Dans la réponse qu’Info241 a obtenu copie, le locataire du Quai d’Orsay a martelé : « {La France continue de suivre avec attention la situation au Gabon, en particulier s’agissant du respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales, qui est une composante essentielle de la démocratie} ». Et d’ajouter : « {C’est ce message que la France porte dans le cadre de son dialogue avec les autorités gabonaises, à titre bilatéral ou dans le cadre européen} ».
Pour Le Drian, la position française sur le Gabon n’est pas distincte de celle de l’Union européenne. Selon lui, la France « {participe ainsi avec ses partenaires européens au dialogue politique intensifié qui se déroule actuellement entre les autorités gabonaises et l’Union européenne, et au cours duquel l’Union européenne a insisté sur la nécessité de faire toute la lumière sur les violences postélectorales de 2016 et réitéré son appel et son appui à l’organisation d’une enquête indépendante portant sur ces faits} ».
Et de rappeler que « {Depuis août 2016, la France a inscrit son action dans une démarche de concertation internationale, et a soutenu le travail de la mission d’observation électorale de l’Union européenne, ainsi que les efforts des Nations unies mais aussi de l’Union africaine en faveur de l’apaisement afin d’éviter de nouvelles violences dont la population aurait été la première victime} ».
Pour clore son propos, le ministre a insisté « {La France se tient prête, en étroite concertation avec ses partenaires, à soutenir tous les efforts menés par les Gabonais eux-mêmes en faveur de l’apaisement et de la restauration de la cohésion nationale} ». Appelant les Gabonais malgré le hold-up dénoncé par l’opposition et l’Union européenne à « l’apaisement » et à « cohésion nationale ».
{Voici l’intégralité de la question écrite de Jean Luc Melechon du 3 octobre à l’Assemblée nationale :}
{Le député français Jean-Luc Mélenchon}
{Voici l’intégralité de la réponse de Jean-Yves Le Drian du 14 novembre :}
{Le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian}
La France continue de suivre avec attention la situation au Gabon, en particulier s’agissant du respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales, qui est une composante essentielle de la démocratie. C’est ce message que la France porte dans le cadre de son dialogue avec les autorités gabonaises, à titre bilatéral ou dans le cadre européen. Elle participe ainsi avec ses partenaires européens au dialogue politique intensifié qui se déroule actuellement entre les autorités gabonaises et l’Union européenne, et au cours duquel l’Union européenne a insisté sur la nécessité de faire toute la lumière sur les violences postélectorales de 2016 et réitéré son appel et son appui à l’organisation d’une enquête indépendante portant sur ces faits. Depuis août 2016, la France a inscrit son action dans une démarche de concertation internationale, et a soutenu le travail de la mission d’observation électorale de l’Union européenne, ainsi que les efforts des Nations unies mais aussi de l’Union africaine en faveur de l’apaisement afin d’éviter de nouvelles violences dont la population aurait été la première victime. La France se tient prête, en étroite concertation avec ses partenaires, à soutenir tous les efforts menés par les Gabonais eux-mêmes en faveur de l’apaisement et de la restauration de la cohésion nationale.
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