Vie chère au Gabon : La CEAG d’Oligui Nguema se cherche encore des alliés pour réussir ses missions !
La Centrale d’achat du Gabon (CEAG) chère à Oligui Nguema pour contrer la vie chère qui gangrène le pays semble toujours en quête de son ancrage opérationnel. Ce lundi 11 mai, l’entité étatique a rendu public un nouvel avis d’appel à manifestation d’intérêt (AMI). Ce document, qui porte la référence N°001/AMI/CEAG/05/2026, vise une fois de plus à identifier et sélectionner des entreprises partenaires. Une démarche qui suscite inévitablement des interrogations sur la capacité réelle de la structure à se déployer sur le terrain pour mener à bien sa mission première : endiguer la flambée des prix des produits de première nécessité dans le pays.
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Les ambitions affichées par la CEAG demeurent pourtant intactes. À travers cet énième appel du pied aux opérateurs économiques, l’institution espère constituer un réseau solide et fiable. L’objectif est d’attirer des entreprises capables d’intervenir efficacement dans trois secteurs névralgiques de la chaîne d’approvisionnement : l’importation de denrées liées à la vie chère, la distribution via un réseau de gros et demi-gros sur l’ensemble du territoire national, ainsi que la logistique, incluant le transport routier, maritime, ferroviaire et la manutention.
Un déploiement qui se fait attendre
Cependant, la publication de ce type d’annonces laisse transparaître une difficulté indéniable de la Centrale d’achat du Gabon à boucler son tour de table. Alors que les populations ploient sous le poids de l’inflation et attendent des actes concrets, l’institution donne l’impression de piétiner dans la phase préparatoire. La promesse de garantir un approvisionnement régulier et accessible peine encore à se matérialiser dans le panier de la ménagère, faute de relais d’exécution suffisants.
L’appel lancé hier par la CEAG
Pour séduire les opérateurs, la direction générale de la CEAG propose un statut privilégié. Les entreprises retenues à l’issue de ce processus de sélection bénéficieront du label de « partenaire agréé CEAG ». Ce sésame devra leur permettre de collaborer étroitement avec la structure étatique, selon des modalités spécifiques à chaque domaine d’activité. Reste à savoir si cette perspective sera suffisamment attractive pour mobiliser les acteurs majeurs du secteur privé, souvent prudents face aux initiatives institutionnelles en phase de lancement.
Des exigences strictes pour un résultat incertain
Les candidats désireux de rejoindre ce réseau ont jusqu’au 30 mai prochain pour déposer leurs dossiers au siège de la CEAG, situé sur l’avenue Augustin Boumah à Libreville. La porte n’est toutefois pas ouverte à tous. L’appel s’adresse exclusivement aux entreprises légalement constituées, justifiant de capacités techniques, logistiques et financières avérées, ainsi que d’une expérience pertinente. Des critères stricts qui, s’ils garantissent un certain sérieux, pourraient également restreindre le vivier de postulants potentiels.
En se réservant le droit de ne donner suite à tout ou partie de cet appel à manifestation d’intérêt, la Centrale d’achat du Gabon joue la carte de la prudence. Néanmoins, le temps presse. Chaque jour qui passe sans que le bras séculier de l’État contre la vie chère ne soit pleinement opérationnel est perçu comme une occasion manquée par des consommateurs de plus en plus impatients. Ce nouvel appel devra impérativement être le bon pour que la CEAG passe enfin des annonces administratives aux rayons des supermarchés.
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