Mondial 2026 : L’Espagne détrône l’Argentine de Messi et décroche sa deuxième étoile
L’Espagne règne de nouveau sur le football mondial. La Roja a remporté la 23e édition de la Coupe du monde en dominant l’Argentine (1-0 après prolongation), ce dimanche 19 juillet, au New York New Jersey Stadium d’East Rutherford. Entré en cours de jeu, Ferran Torres a délivré les Espagnols à la 106e minute d’une finale longtemps verrouillée par les champions du monde sortants. Seize ans après son premier sacre en Afrique du Sud, le football espagnol ajoute ainsi une deuxième étoile à son maillot.
Pour s’offrir ce titre, l’équipe dirigée par Luis de la Fuente a successivement éliminé les deux finalistes du Mondial 2022. L’Espagne a d’abord écarté la France (2-0) en demi-finale, avant de mettre fin au règne de l’Argentine de Lionel Messi. Ce parcours sans défaite et cette victoire contre les deux principales références de l’édition précédente donnent encore plus de poids à son sacre. La Roja termine la compétition avec huit matchs disputés, sept victoires et un nul, pour seulement un but encaissé.
Une finale dominée sans parvenir à marquer
Face à l’Argentine, les Espagnols ont immédiatement imposé leur jeu de possession et leur pressing collectif. La Roja a terminé la rencontre avec 68 % de possession et 20 tentatives, tout en privant presque totalement l’Albiceleste de solutions offensives. Lionel Messi et ses partenaires n’ont effectué aucun tir durant les 90 minutes du temps réglementaire, une première pour une équipe engagée en finale d’une Coupe du monde. Emiliano Martínez a longtemps retardé l’ouverture du score en multipliant les interventions devant les attaquants espagnols.
Le gardien argentin a notamment réalisé un arrêt réflexe sur un coup franc de Lamine Yamal dans les dernières minutes du temps réglementaire. L’Espagne avait pourtant multiplié les mouvements autour de Dani Olmo, Rodri et du jeune ailier du FC Barcelone, étroitement surveillé par la défense argentine. Incapable de trouver l’ouverture, la Roja a dû attendre la prolongation pour concrétiser sa supériorité. L’Argentine s’est alors retrouvée dans une situation encore plus difficile après l’exclusion d’Enzo Fernández.
Ferran Torres délivre la Roja à la 106e minute
Déjà averti à la 81e minute, Enzo Fernández a reçu un second carton jaune à la 92e pour une faute sur Pau Cubarsí. Réduite à dix, l’Argentine a renforcé son bloc défensif autour d’Emiliano Martínez, tandis que l’Espagne a continué d’attaquer avec patience. À la 106e minute, Pedro Porro a envoyé le ballon dans la surface avant que Nico Williams ne le prolonge intelligemment vers Ferran Torres. L’attaquant espagnol a alors trompé Martínez d’une puissante frappe croisée du pied gauche pour inscrire l’unique but de la finale.
Ce but est intervenu dix minutes plus tôt que celui inscrit par Andrés Iniesta à la 116e minute de la finale du Mondial 2010 contre les Pays-Bas. L’Argentine a tenté de réagir, mais son premier tir du match n’est arrivé qu’après l’ouverture du score espagnole. La défense conduite par Pau Cubarsí, Marc Cucurella, Pedro Porro et Aymeric Laporte a résisté jusqu’au coup de sifflet final. Pour Lionel Messi, âgé de 39 ans, cette défaite met probablement fin à une aventure mondiale marquée par huit buts et quatre passes décisives durant cette édition.
Une génération espagnole couverte de records
L’Espagne décroche son deuxième titre mondial après celui remporté le dimanche 11 juillet 2010 à Johannesburg. Elle rejoint désormais la France et l’Uruguay parmi les nations comptant deux Coupes du monde, derrière le Brésil, l’Allemagne, l’Italie et l’Argentine. La sélection espagnole devient également la première nation à détenir simultanément les Coupes du monde masculine et féminine, après le sacre des Espagnoles en 2023. Invaincue depuis 38 rencontres, la Roja établit par ailleurs une nouvelle référence européenne.
Avec seulement un but concédé en huit matchs et sept rencontres terminées sans encaisser, Unai Simón et la défense espagnole ont réalisé l’un des parcours défensifs les plus solides de l’histoire de la compétition. Luis de la Fuente devient, à 65 ans, le sélectionneur le plus âgé à remporter la Coupe du monde. Son équipe ajoute ce trophée au Championnat d’Europe gagné en 2024, confirmant une domination espagnole qui repose davantage sur la force du collectif que sur une seule individualité. Le sélectionneur espagnol a notamment su utiliser son banc, puisque Nico Williams et Ferran Torres, les deux acteurs du but décisif, avaient commencé la finale comme remplaçants.
Lamine Yamal succède symboliquement à Messi
Cette finale restera également comme celle du passage de témoin entre Lionel Messi et Lamine Yamal. À 19 ans et six jours, l’Espagnol est devenu le troisième plus jeune joueur à disputer une finale de Coupe du monde, derrière Pelé en 1958 et Giuseppe Bergomi en 1982. Comme ses deux prédécesseurs, le jeune ailier a terminé la compétition avec le trophée. Son accolade avec Messi après la rencontre a refermé une histoire commencée en 2007, lorsqu’une photographie montrait l’Argentin avec Lamine Yamal, alors âgé de quelques mois, lors d’une campagne caritative organisée à Barcelone.
Les récompenses individuelles ont confirmé la domination espagnole sur cette Coupe du monde. Rodri a reçu le Ballon d’or récompensant le meilleur joueur, tandis qu’Unai Simón a été désigné meilleur gardien du tournoi. Pau Cubarsí, âgé de 19 ans, a obtenu le prix du meilleur jeune joueur grâce à ses performances au centre de la défense. Seul le Soulier d’or échappe à la Roja : avec dix réalisations, le Français Kylian Mbappé termine meilleur buteur du Mondial, devant Lionel Messi et ses huit buts.






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