Liberté provisoire

Grace à la pression syndicale, Marcel Libama et Simon Ndong Edzo recouvrent enfin la liberté

Grace à la pression syndicale, Marcel Libama et Simon Ndong Edzo recouvrent enfin la liberté
Grace à la pression syndicale, Marcel Libama et Simon Ndong Edzo recouvrent enfin la liberté © 2026 D.R./Info241

Le bras de fer entre gouvernement gabonais et enseignants commence à virer à l’accalmie. Ce lundi soir, après cinq jours de détention à la prison centrale de Libreville, les leaders syndicaux Marcel Libama et Simon Ndong Edzo ont recouvré la liberté. Une décision qui apparait comme un recul des autorités face à l’intransigeance des enseignants qui avaient fait de cette libération un préalable non négociable.

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La justice gabonaise a finalement entendu raison face à la colère suscité par la double incarcération le 21 janvier de deux leaders syndicaux du monde de l’éducation. Sous le poids d’une pression maximale exercée depuis mercredi dernier par les organisations syndicales, la société civile et plusieurs figures politiques, le mandat de dépôt délivré en express contre a été levé ce 26 janvier. C’était l’ultimatum posé par la base : pas de reprise des cours et des négociations sans la libération des leaders.

Une liberté provisoire

Incarcérés le 21 janvier dernier pour des chefs d’accusation de « trouble à l’ordre public » et d’« incitation à la grève », les deux hommes ont passé cinq nuits derrière les barreaux après avoir été interpellé pour Marcel Libama, le 19 janvier et Simon Ndong Edzo, le lendemain par les gendarmes de la direction générale des recherches (DGR) pour leur position radicale dans la poursuite de la grève.

Selon plusieurs sources concordantes consultées par Info241, les deux syndicalistes privés de liberté depuis plusieurs jours bénéficieraient dès ce lundi soir du régime de la liberté provisoire. Si cette sortie de prison est une victoire éclatante pour la mobilisation syndicale, l’épée de Damoclès judiciaire n’a pas totalement disparu : les griefs demeurent et leur procès reste, pour l’heure, programmé à ce vendredi 30 janvier sauf si les autorités se ravisent à nouveau.

Un camouflet pour la stratégie du gouvernement

Cette libération au forceps sonne comme un désaveu pour la ligne dure adoptée ces derniers jours par les autorités. De nombreux politiques et citoyens avaient dénoncé des motifs d’arrestation « fallacieux », y voyant la « main noire » du nouveau pouvoir d’Oligui Nguema tentant de museler deux figures ayant appelé au boycott de la reprise des cours du 19 janvier.

Cette tentative de force, contraire à la liberté syndicale garantie par la Constitution, a eu l’effet inverse : elle a soudé le corps enseignant. L’appel au « patriotisme » lancé dimanche par la ministre de l’Éducation nationale, Camelia Ntoutoume, pour sauver l’année scolaire, n’aura pas suffi à briser la solidarité syndicale. Face au risque d’une paralysie totale et durable de l’école, le gouvernement a dû lâcher du lest. Cette séquence restera comme la première crise sociale majeure du régime d’Oligui Nguema, contraint de reculer pour espérer ramener la sérénité dans les salles de classe.

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