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Gabon : Harold Leckat signe un essai sur la « brimade institutionnelle » faite aux entrepreneurs et aux médias

Gabon : Harold Leckat signe un essai sur la « brimade institutionnelle » faite aux entrepreneurs et aux médias
Gabon : Harold Leckat signe un essai sur la « brimade institutionnelle » faite aux entrepreneurs et aux médias © 2026 D.R./Info241

Le journaliste et entrepreneur gabonais Harold Leckat Igassela publie ce jeudi 1er octobre 2026 son essai Entreprendre au Gabon sous la brimade institutionnelle, aux éditions Jets d’Encre. Dans cet ouvrage de 258 pages, le fondateur de Gabon Media Time revient sur ses 24 jours de privation de liberté et livre sa lecture des rapports entre administration, justice, entrepreneuriat et liberté d’informer au Gabon. Selon un communiqué de l’éditeur parvenu ce même jeudi à Info241, l’auteur entend notamment montrer comment un différend commercial peut, selon son expérience, basculer vers une confrontation avec les institutions. 

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Juriste de formation, journaliste et entrepreneur, Harold Leckat Igassela construit son livre à partir d’un épisode personnel qu’il présente comme révélateur de dysfonctionnements plus larges. Le communiqué rappelle qu’il avait été arrêté, placé en garde à vue puis incarcéré alors qu’il réclamait le paiement d’un travail accompli. L’auteur décrit cette expérience comme le point de départ d’une réflexion sur ce qu’il qualifie de « brimade institutionnelle ». Son propos associe ainsi témoignage personnel et analyse du fonctionnement des institutions gabonaises. 

Vingt-quatre jours de détention au cœur du récit

L’essai revient en particulier sur les 24 jours de privation de liberté vécus par Harold Leckat Igassela. L’auteur en tire une interrogation centrale : comment continuer à entreprendre et à informer lorsque l’administration, la justice ou certains mécanismes institutionnels sont perçus comme des facteurs d’incertitude ? Le communiqué de l’éditeur présente cette expérience comme le fil conducteur du livre. Le récit ne se limite toutefois pas à la détention et élargit la réflexion aux rapports entre pouvoir, droit, économie et liberté de la presse. 

Un visuel de l’ouvrage

Dans un extrait rendu public, l’auteur décrit un environnement entrepreneurial marqué, selon lui, par des blocages administratifs, des engagements non tenus et une forme de défiance envers l’initiative privée. « La réalité gabonaise de l’entrepreneuriat est faite d’entraves silencieuses, de soupçons persistants et de procédures qui s’enlisent sans explication », écrit-il. Il évoque également des courriers qui resteraient sans réponse et des décisions administratives difficiles à anticiper. Ces constats relèvent du témoignage et de l’analyse développés par l’auteur dans son ouvrage. 

Entreprendre et informer comme fils conducteurs

Le livre accorde également une place importante à la liberté d’informer. Harold Leckat Igassela, fondateur de Global Media Time, société éditrice de Gabon Media Time, présente l’information comme « un droit, un devoir et une exigence républicaine ». Cette position traverse un essai qui met en parallèle les difficultés rencontrées par les entrepreneurs et celles auxquelles peuvent être confrontés les médias indépendants. L’éditeur présente d’ailleurs l’ouvrage comme « un témoignage saisissant sur le prix de la liberté d’entreprendre et d’informer au Gabon ». 

Le parcours de l’auteur nourrit directement cette double approche. Né le 8 février 1986 à Libreville, Harold Leckat Igassela évolue à la croisée du droit, du journalisme et de l’entrepreneuriat. Son expérience professionnelle lui sert de point d’appui pour questionner la place accordée à l’initiative privée et au débat public dans le pays. L’essai se présente ainsi autant comme un récit personnel que comme une prise de position sur le fonctionnement des institutions. 

Un essai de 258 pages publié chez Jets d’Encre

Entreprendre au Gabon sous la brimade institutionnelle paraît aux éditions Jets d’Encre. L’ouvrage compte 258 pages, au format 15,6 x 23,4 cm, et porte l’ISBN 978-2-38580-336-0. Son prix public est fixé à 22,30 euros, soit environ 14 600 FCFA. Il est annoncé disponible en librairie ainsi que sur le site de l’éditeur. 

La diffusion doit également s’appuyer sur plusieurs réseaux de distribution en Europe. Hachette est annoncé pour la France, Dilibel pour la Belgique et Diffulivre pour la Suisse. Cette organisation doit permettre à l’essai d’être accessible au-delà du seul lectorat gabonais. L’éditeur inscrit ainsi cette publication dans un circuit commercial francophone plus large. 

Une sortie officielle ce 1er octobre

La publication de l’essai intervient donc officiellement ce jeudi 1er octobre 2026. À travers ce livre, Harold Leckat Igassela choisit de rendre publique sa propre lecture d’une expérience judiciaire et professionnelle qui l’a conduit en détention pendant 24 jours. Ses accusations et appréciations sur le fonctionnement des institutions relèvent de son témoignage et de son analyse, tels que présentés par l’éditeur. Le livre devrait désormais alimenter le débat autour des relations entre administration, justice, entrepreneuriat et exercice du journalisme au Gabon. 

Avec cette parution, l’auteur ouvre donc une nouvelle séquence publique autour de son expérience et de sa conception de la liberté d’entreprendre et d’informer. Le communiqué ne fait état ni d’une cérémonie officielle de lancement ni d’un programme de présentation au Gabon à cette date. La sortie du 1er octobre constitue en revanche le point de départ de la commercialisation de l’ouvrage chez Jets d’Encre et auprès de ses distributeurs. Le public peut désormais accéder à ce témoignage présenté comme un essai sur les rapports entre initiative privée, institutions et liberté au Gabon.

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