Malgré les négociations, l’ONEP menace d’entrer en grève ce 20 décembre chez Perenco
Le torchon brûle toujours dans le secteur pétrolier gabonais. Suite à des négociations insatisfaisantes entre le ministre du Pétrole, les syndicats, les dirigeants de Perenco, et au refus de satisfaire les revendications des employés, l’Organisation nationale des employés du pétrole (ONEP) a brandi ce vendredi, une menace grève pour le 20 décembre à Perenco Oil & Gas Gabon, une société pétrolière et gazière également taxée de « grande pollueuse ». En cause, de nouvelles violations de l’entreprise pétrolière et ses conflits d’intérêts avec les responsables du Syndicat autonome du pétrole (SAP).
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Suite au dépôt de préavis de grève illimitée dans les sociétés pétrolières Assala Gabon, Addax Petroleum Oil & Gas Gabon et Maurel & Prom, le mercredi 6 décembre à Libreville, le ministre du Pétrole, Marcel Abéké, et sa collègue du Travail, Solange Guiakie, étaient réunis avec l’Onep et les inspecteurs du travail en charge du secteur pétrolier pour ouvrir des négociations visant à offrir un climat social apaisé aux entreprises précitées. « {Il ne faut surtout pas qu’il soit rompu pour assurer la poursuite des activités pétrolières d’une manière générale} », avait précisé Marcel Abéké, qui avait poursuivi en indiquant que « la négociation va se poursuivre ».
Cependant, avant que celles-ci ne se poursuivent, un revirement est survenu à l’ONEP. En effet, celle-ci
« {Aussi, le mercredi 20 décembre 2023 dès 06 heures, une grève illimitée pourrait être déclenchée par l’ONEP à l’attention de nos membres et sympathisants employés Perenco, ainsi que les employés mis à disposition chez Perenco par les sociétés LS, SMVS, FORASERV, DIETSMANN Gabon, SPIE OGS, EMTP et GEOTECHNIC qui placent du personnel} », précise dans sa note du vendredi 8 décembre, la secrétaire nationale chargée de la réglementation, des relations extérieures et de la communication, Guylaine Mboui Zolo Ba-Ndong.
Il est à noter surtout que cet arrêt de travail, avec service minimum tel qu’indiqué, toucherait bien évidemment l’ensemble des installations opérées par Perenco Oil & Gas Gabon, notamment les sites pétroliers, les yards, magasins et bureaux, etc. La menace de grève brandie par l’ONEP intervient normalement à la suite de la non-satisfaction des revendications. Comme revendications, il s’agit en effet de la réintégration immédiate à leurs postes de travail des deux employés dont les contrats ont été rompus, en raison des représailles de l’employeur consécutivement à la signature d’une pétition dénonçant les comportements répréhensibles des délégués du personnel ; l’ouverture d’une enquête sociale sur la violation des droits de l’Homme au travail entretenue notamment par Jean Noël Bouassi-Bouassi, Nestor Aworet, Axel Fouty, Irène Lyamangoye, Pierre Patrick Essono, Philippe Royer et Bruno Valeri.
« {Cette enquête sociale devra être diligentée par le directeur général Adrien Broche, et conduite par une délégation composée essentiellement des représentants des Ministères du Pétrole, du Travail, de l’Intérieur, de la Justice, ainsi que de la Commission Nationale des Droits de l’Homme et de l’ONEP} », exige la plus grande centrale syndicale au Gabon du secteur pétrolier. Comme autres points de revendications, l’ONEP réclame l’organisation d’une nouvelle élection des délégués du personnel ; la reprise des négociations par le ou les syndicats représentatifs de tous les accords collectifs négociés et signés entre les délégués
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