Excédé par ses blagues, un gabonais de 18 ans abat son neveu au calibre 12 avant de tenter de se suicider
La capitale du département du Ntem dans la province du Woleu-Ntem (nord du Gabon), a basculé dans l’horreur absolue ce mercredi 29 avril. Un jeune homme d’à peine 18 ans s’est mué en bourreau intraitable au sein même de sa cellule familiale. D’une simple pression sur la détente d’un fusil de calibre 12, il a froidement abattu son propre neveu, un enfant de 11 ans, avant de retourner l’arme contre lui-même dans une vaine tentative de suicide.
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Cette effroyable tragédie sanglante a eu lieu selon les informations de l’AGP en plein cœur du quartier Akué Essimengane, pétrifiant le voisinage. La jeune victime, identifiée sous les initiales P.E.A., était un écolier sans histoire, régulièrement scolarisé à l’école protestante du Foyer. Rien ne laissait présager qu’un après-midi ordinaire allait s’achever dans un tel bain de sang pour ce garçonnet, dont la vie a été fauchée à la suite d’une banale dispute domestique.
Une exécution à bout portant pour de simples blagues
Selon les premiers témoignages bouleversants recueillis auprès des proches, le mobile de ce meurtre glace le sang par son absurdité. L’oncle, répondant aux initiales C.E.A., n’aurait tout simplement pas supporté les plaisanteries répétées de son jeune neveu. Excédé par ces taquineries enfantines, il lui a intimé l’ordre de cesser. Face à l’insouciance et à la persistance de l’enfant, la colère du jeune adulte a pris une tournure macabre et totalement disproportionnée.
La jeune victime n’a pas survenu
Loin de se calmer, l’oncle s’est emparé de son arme à feu pour faire taire le garçonnet. Sans l’once d’une hésitation, il a ouvert le feu à bout portant, atteignant mortellement son neveu en pleine tête. Face à la fulgurance du tir et à la gravité des lésions crâniennes, l’enfant s’est effondré, perdant la vie sur le coup. Prenant instantanément conscience de l’atrocité de son geste, le tireur a retourné le canon fumant contre lui pour en finir, mais la décharge de plombs n’a fait que lui fracasser l’épaule.
Un profil de tireur à « la gâchette facile »
Alertées par les détonations assourdissantes, les autorités locales, appuyées par les forces de défense et de sécurité ainsi que par les équipes médicales, ont investi les lieux du drame aux alentours de 16 heures. Pendant que le périmètre était bouclé pour préserver la scène de crime, le meurtrier présumé, neutralisé par sa propre blessure, a été évacué en urgence vers l’hôpital départemental de Bitam, où il reste sous haute surveillance.
L’auteur du coup fatal recevant des soins
Dans la localité, le profil du mis en cause suscite un profond malaise. Ce jeune homme de 18 ans n’est pas un novice du maniement des armes : il exerce comme chasseur, ravitaillant très régulièrement le marché local en gibier. Pire encore, plusieurs habitants le décrivent avec inquiétude comme un individu ayant « la gâchette facile ». Alors que le procureur de la République tente de démêler les fils de cette folie meurtrière, ce drame effarant relance avec une acuité brûlante le débat sur la détention et la sécurisation des armes à feu dans les foyers gabonais.
@info241.com
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