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Suspension des réseaux sociaux
au Gabon

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de la HAC

Sauvées par le gong

Gabon : Six adolescentes tabassent une autre, filment la scène pour la toile puis échappent à la prison

Gabon : Six adolescentes tabassent une autre, filment la scène pour la toile puis échappent à la prison
Gabon : Six adolescentes tabassent une autre, filment la scène pour la toile puis échappent à la prison © 2026 D.R./Info241

La suspension des réseaux sociaux par la HAC n’empêchent aucunement les jeunes internautes gabonaises d’y produire des vidéos virales. Sauf que cette fois, il s’agissait d’un passage à tabac qui tombe sous le coup de la loi. Le week-end écoulé rapporte L’Union ce jeudi, six jeunes filles âgées d’environ 17 ans ont été interpellées par l’antenne provinciale de la police judiciaire de Koulamoutou (Ogooué-Lolo). Elles sont accusées d’avoir sauvagement agressé l’une de leurs camarades et d’avoir fièrement diffusé la vidéo de cet acte sur les réseaux sociaux.

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Selon les éléments d’enquête fournis par la direction des investigations de l’unité spéciale des Forces de police nationale (FPN), les faits se sont produits à Lastoursville, chef-lieu du département de Mulundu. Le groupe de mises en cause s’est d’abord rendu au domicile de la victime. Sous un prétexte fallacieux, elles ont ensuite conduit la jeune fille vers une rivière environnante.

Un guet-apens filmé et diffusé sur la toile

Une fois arrivées sur les berges, loin des regards indiscrets, la situation a rapidement dégénéré. Les six adolescentes se sont acharnées sur leur camarade, la rouant violemment de coups. Loin d’être un simple accès de colère, cette expédition punitive a été cyniquement documentée : pendant que certaines frappaient, l’une des assaillantes filmait froidement la détresse de la victime avec son téléphone portable.

Une vue de la localité de l’intérieur du Gabon

Les images de ce lynchage n’ont pas tardé à se retrouver sur la toile. Devenues virales en quelques heures sur des plateformes telles que WhatsApp, TikTok et Facebook, elles ont suscité la stupeur. Alertés par cette diffusion qui viole par ailleurs les directives de la Haute autorité de la communication (HAC) sur le respect de l’image d’autrui, les agents de la PJ ont rapidement procédé à l’arrestation de l’ensemble du groupe.

Un arrangement familial in extremis

Visées par des accusations de violences, de voies de fait et d’atteinte à l’image d’autrui, les six lycéennes ont été rigoureusement auditionnées par les officiers de police judiciaire. À l’issue de leur garde à vue, elles ont été déférées devant le parquet de la République près le tribunal de première instance de Koula-Moutou. Face à la gravité de l’infraction, le maître des poursuites avait la ferme intention de les placer en détention préventive afin d’en faire un exemple.

Contre toute attente, les prévenues ont finalement échappé à la maison d’arrêt. Alors que le mandat de dépôt semblait imminent, l’intervention expresse des parents a fait basculer la procédure. Les deux familles ayant décidé de régler cette sombre affaire par le biais d’un arrangement à l’amiable, le magistrat instructeur a abandonné les poursuites. Une issue clémente qui remet sur la table la question complexe de la responsabilité pénale des mineurs et de l’impunité face au cyberharcèlement.

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