Fausse sextape : la défense de l’activiste plaide le pardon face à Nicole Amogho, verdict attendu le 18 mars
L’affaire de la supposée vidéo à caractère pornographique impliquant la chanteuse Nicole Amogho et l’ambassadeur du Gabon en France, Alfred Nguiambanda, est devant la justice gabonaise. Ce mercredi 11 mars, les différentes parties se sont retrouvées devant le juge au palais de justice de Libreville pour une audience sous haute tension, opposant une partie civile dénonçant une cabale destructrice à une défense acculée, contrainte de plaider la clémence.
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S’étant constituée partie civile, la victime Nicole Amogho s’est présentée à la barre pour contester fermement les accusations mensongères portées contre elle. Son conseil, maître Bertrand Homa Moussavou, a fustigé une double diffamation, démontrant méthodiquement que les preuves dont se prévalait la prévenue, une figure connue en tant qu’activiste sur le web sous le nom de Hymelda Ornella Toung Eyi, ne reposaient sur aucun fondement tangible et ne revêtaient aucun caractère irrévocable.
Des aveux de chantage et une vidéo fantôme
Acculée par les débats, l’accusée a fini par reconnaître n’avoir jamais visionné la fameuse vidéo, avant d’avouer à l’audience que celle-ci n’a tout simplement jamais existé. Selon ses déclarations, l’audio diffusé servait uniquement de moyen de chantage à l’encontre de Jude Gérard Ombih, alias Lenkoulou, à qui elle reprochait de passer son temps à insulter Jean Pierre Oyiba, haut représentant du président de la République. Face à la gravité de ces agissements, le procureur a requis des sanctions particulièrement sévères à l’encontre de Hymelda Toung Eyi, présentée comme une habituée de la diffamation envers les personnalités publiques.
De son côté, Jude Gérard Ombih a rejeté en bloc toutes les accusations le liant à la propagation originelle de cette rumeur. Il a affirmé n’avoir jamais reçu le fichier audio directement de la part de l’accusée, précisant que cet enregistrement circulait déjà massivement sur les différentes plateformes et les forums WhatsApp de la province du Haut-Ogooué. Dans sa version des faits, il a fermement soutenu n’avoir jamais vu la moindre sextape impliquant l’artiste et le diplomate.
Des excuses publiques avant le délibéré
Face à l’effondrement du récit de sa cliente, l’avocat de la défense a opté pour la carte de la contrition. Maître Jean Rémy Batsantsa a qualifié les actes de l’accusée de « pur et simple égarement très grave ». Tentant d’atténuer la peine à venir, il a plaidé pour le pardon et a présenté des excuses publiques à la chanteuse Nicole Amogho, à son époux, ainsi qu’à l’ensemble de sa famille dont l’image a été injustement souillée par ces affabulations.
À l’issue de ces plaidoiries intenses, la séance a été levée par le juge en charge du dossier. En attendant d’être fixée sur son sort, Hymelda Ornella Toung Eyi a été renvoyée derrière les barreaux de la prison centrale de Gros-Bouquet. Le verdict de cette affaire de cyberharcèlement et de diffamation, qui a fortement captivé l’opinion publique, a été mis en délibéré et sera rendu le mercredi 18 mars prochain.
@info241.com
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