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Dissidence

Mairie de Libreville : Quand le 6e maire adjoint PDG fait de la résistance... au PDG qui veut son scalp !

Mairie de Libreville : Quand le 6e maire adjoint PDG fait de la résistance... au PDG qui veut son scalp !
Mairie de Libreville : Quand le 6e maire adjoint PDG fait de la résistance... au PDG qui veut son scalp ! © 2026 D.R./Info241

L’hôtel de ville de Libreville s’apprête-t-il à élire un nouveau 6e adjoint ? C’est le scénario inévitable après l’avis rendu par le conseil d’État concernant Nicolas Isidore Moussotsi Moussavou (48 ans). Exclu du parti démocratique gabonais (PDG) suite à sa candidature dissidente victorieuse en novembre 2025, son maintien au bureau municipal était source d’un imbroglio juridico-politique que la haute juridiction administrative vient de trancher en faveur de la vacance du poste.

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Les faits remontent à l’élection municipale du 9 novembre 2025. Contre toute attente et au mépris des consignes de sa propre formation politique, le dissident avait réussi à se faire élire. Pour réaliser ce tour de force, il avait bénéficié du soutien inattendu des conseillers de l’union démocratique des bâtisseurs (UDB), damant ainsi le pion à Jean-Félix Makindey Nze Nguema, le candidat officiellement investi par le PDG pour ce poste.

L’intervention décisive de la haute juridiction

Face à cet imbroglio politico-juridique, l’exécutif a semblé traîner les pieds avant de prendre une décision ferme. C’est finalement Hermann Immongault, alors ministre de l’Intérieur, qui a été contraint de saisir le conseil d’État afin d’obtenir une interprétation claire et définitive des dispositions de l’article 270 du code électoral concernant cette dissidence manifeste et ses conséquences sur le mandat électif.

Un politicien dans la tourmente

La plus haute juridiction administrative du pays a finalement tranché, rappelant l’exécutif à ses responsabilités. Le conseil d’État a relevé que cette situation de fronde tombe irrémédiablement sous le coup de la loi organique. Par conséquent, Nicolas Isidore Moussotsi Moussavou devrait perdre son mandat de conseiller municipal et, de facto, toutes ses responsabilités au sein de la mairie. L’institution précise d’ailleurs qu’« il appartient en définitive au gouvernement de procéder à une nouvelle élection en vue de désigner le 6e adjoint au maire de la commune de Libreville ».

Un alignement politique inévitable

Ce rappel à l’ordre juridique intervient dans un contexte de refondation où la discipline partisane est scrutée de près par le pouvoir central. Éjecter ce dissident apparu sous l’ancienne garde permet également au gouvernement de clarifier le paysage politique local et de s’assurer que les instances dirigeantes de la capitale restent en harmonie avec les attentes des nouvelles autorités incarnées par le président Brice Clotaire Oligui Nguema.

Acculé par cet avis contraignant, le gouvernement ne peut plus différer l’échéance électorale. Du côté des instances décisionnelles situées rue Jean-Baptiste Ndende, on indique d’ailleurs être parfaitement au fait de la situation juridique. L’exécutif devrait donc se conformer à la loi dans les tout prochains jours, ouvrant officiellement la voie à l’élection d’un nouveau 6e adjoint pour clore ce chapitre de dissidence municipale.

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